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DumoncelOphtalmologie

Laser

Chirurgie réfractive à Paris

La chirurgie réfractive regroupe les opérations qui corrigent la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie pour réduire la dépendance aux lunettes ou aux lentilles. Le plus souvent, un laser remodèle la cornée (la vitre transparente à l'avant de l'œil). Elle se pratique sous anesthésie par gouttes, sans hospitalisation, après un bilan qui vérifie que vos yeux s'y prêtent.

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Paris 14e
Prisme de verre et bandes de lumière colorée, création IA.

Mis à jour le · Relecture médicale : Dr Salomé Egri et Dr Fabien Rouimi

L'essentiel

  • Quatre défauts visuels sont concernés : la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie.
  • Il existe plusieurs techniques : le LASIK, la PKR, le SMILE et les implants. Le choix dépend de votre cornée et de votre défaut visuel, pas d'une préférence.
  • Le bilan préopératoire est l'étape décisive. Il recherche notamment un kératocône (déformation de la cornée), qui contre-indique le laser.
  • Le geste est court et se fait sous anesthésie par gouttes. La vision revient en quelques heures à quelques jours après un LASIK, plus lentement après une PKR.
  • Le résultat ne peut jamais être garanti. Une sécheresse oculaire et des halos nocturnes sont fréquents les premiers mois. Une retouche est parfois nécessaire.
  • L'Assurance maladie ne prend pas en charge cette chirurgie. Un devis vous est remis avant toute décision.

Qu'est-ce que la chirurgie réfractive ?

Pour voir net, l'œil doit concentrer la lumière exactement sur la rétine (la fine membrane qui tapisse le fond de l'œil et capte les images). Deux lentilles naturelles font ce travail : la cornée, à l'avant, et le cristallin, derrière l'iris. Selon le CHU de Bordeaux, la cornée assure à elle seule environ les deux tiers de la puissance optique de l'œil. C'est pourquoi la plupart des opérations agissent sur elle.

Quand l'image ne se forme pas au bon endroit, on parle de défaut de réfraction. Des lunettes ou des lentilles le compensent. La chirurgie réfractive, elle, modifie l'optique de l'œil lui-même. La Société Française d'Ophtalmologie (SFO) en résume le principe : le laser retire une très petite quantité de tissu pour changer la courbure de la cornée, et donc le trajet des rayons lumineux.

On l'appelle aussi « opération des yeux au laser ». L'expression est juste dans la majorité des cas, mais elle est incomplète : certaines techniques n'utilisent pas de laser et reposent sur un implant placé dans l'œil.

Quels défauts de la vision peut-on corriger ?

Quatre défauts sont concernés. Ils peuvent s'associer chez une même personne. Notre page sur la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie les explique en détail. En voici l'essentiel.

  • La myopie. L'œil est trop long. L'image se forme en avant de la rétine. Vous voyez flou de loin et net de près.
  • L'hypermétropie. L'œil est trop court. L'image se forme en arrière de la rétine. La vision de près est difficile, et l'œil se fatigue à force de compenser.
  • L'astigmatisme. La cornée n'a pas une courbure régulière. L'image est déformée à toutes les distances.
  • La presbytie. Avec l'âge, le cristallin perd sa souplesse et ne fait plus la mise au point de près. Elle concerne tout le monde, à partir de 45 ans environ selon l'hôpital des Quinze-Vingts.

Le laser a des limites. Selon l'Assurance maladie, il s'adresse aux myopies inférieures à 10 dioptries (l'unité qui mesure la puissance de vos verres). Au-delà, ou si la cornée est trop fine, d'autres solutions existent. Si votre question porte d'abord sur la myopie, notre page sur l'opération de la myopie va plus loin.

Une salle de chirurgie réfractive : la patiente est allongée sous le laser, deux membres de l'équipe opèrent.

Quelles sont les techniques de chirurgie réfractive ?

Il existe deux grandes familles : les lasers, qui remodèlent la cornée, et les implants, placés à l'intérieur de l'œil. D'après les chiffres mondiaux cités par le CHU de Bordeaux, les lasers représentent environ 80 % des opérations réfractives. Parmi eux, le LASIK est de loin le plus pratiqué : 70 % des procédures laser en 2023, contre 20 % pour le SMILE et 10 % pour la PKR.

Le LASIK : le laser sous un fin volet de cornée

Un premier laser, dit femtoseconde, découpe un volet très fin à la surface de la cornée : environ 0,1 mm d'épaisseur selon le CHU de Bordeaux. Le chirurgien le soulève. Un second laser, dit excimer, remodèle alors la cornée en quelques secondes. Le volet est remis en place, sans point de suture. La SFO précise que cette technique est pratiquée depuis le milieu des années 1990. L'œil est généralement peu ou pas douloureux, et la vision revient vite.

À Dumoncel Ophtalmologie, le LASIK est pratiqué par le Dr Fabien Rouimi. Pour le déroulé précis, les suites et les questions propres à cette technique, consultez notre page sur le LASIK.

Le presbyLASIK : un LASIK pensé pour la presbytie

Aucune opération ne rend au cristallin sa souplesse. Le CHU de Bordeaux est clair sur ce point : il n'existe pas de traitement qui restaure la mise au point naturelle. La chirurgie de la presbytie la compense autrement. Première solution : la monovision, ou « bascule ». L'œil dominant est réglé pour voir de loin, l'autre pour voir de près. Seconde solution : donner à la cornée un profil qui augmente la profondeur de champ. C'est le principe du presbyLASIK, que pratique le Dr Rouimi.

Dans tous les cas, il s'agit d'un compromis visuel. Le cerveau a besoin de quelques semaines pour s'y habituer. Tous les patients ne le tolèrent pas : c'est l'un des points que le bilan cherche à prévoir.

Le Dr Rouimi a consacré une étude à ce sujet, menée à l'hôpital des Quinze-Vingts et publiée en 2019 dans le Journal of Cataract and Refractive Surgery. Elle portait sur 45 patients hypermétropes et presbytes, opérés au laser par modification du profil de la cornée. Un an après, 42 d'entre eux (93 %) voyaient 10/10 de loin sans lunettes avec les deux yeux. 37 (82 %) lisaient de petits caractères de près sans correction. 39 (87 %) se disaient satisfaits, et deux yeux avaient eu besoin d'une retouche. Lire le résumé de l'étude sur PubMed. Ces chiffres décrivent un groupe de patients sélectionnés, dans un cadre hospitalier. Ils ne prédisent pas votre résultat personnel.

La PKR : le laser à la surface de la cornée

La PKR (photokératectomie réfractive) est la plus ancienne des techniques laser : la SFO indique qu'elle est pratiquée depuis les années 1990. Ici, pas de volet. Le chirurgien retire la fine couche de surface de la cornée, l'épithélium, puis applique le laser excimer. Cette couche repousse en quelques jours, souvent sous une lentille pansement. La contrepartie est connue : l'œil est douloureux pendant deux à trois jours, et la vision revient plus lentement qu'après un LASIK.

Son intérêt : elle préserve davantage l'épaisseur de la cornée. L'hôpital des Quinze-Vingts et l'Académie américaine d'ophtalmologie (AAO) la citent comme une option pour les personnes dont la cornée est fine. L'AAO la mentionne aussi pour les métiers ou les sports exposés aux chocs, puisqu'il n'y a pas de volet. Notre page sur la PKR décrit cette technique. Lors du bilan, votre chirurgien vous dira si elle est indiquée dans votre cas et dans quelles conditions elle peut être réalisée.

Le SMILE et les implants : deux autres solutions qui existent

Nous les citons pour que votre information soit complète. Le SMILE est pratiqué depuis la fin des années 2000, selon la SFO. Le laser femtoseconde découpe une petite lentille de tissu dans l'épaisseur de la cornée. Le chirurgien la retire par une incision de petite taille. Il n'y a ni volet ni plaie de surface. D'après l'AAO, il corrige la myopie et l'astigmatisme, mais pas l'hypermétropie.

Les implants dits « phakes » sont de fines lentilles souples placées dans l'œil, devant le cristallin, qui reste en place. Le CHU de Bordeaux et les Hôpitaux universitaires de Genève indiquent qu'ils sont surtout proposés quand le laser n'est pas possible : myopie trop forte ou cornée trop fine. C'est une chirurgie à l'intérieur de l'œil. Elle impose une surveillance régulière, à vie, de la pression de l'œil et du cristallin. Après 45 à 55 ans, le remplacement du cristallin par un implant peut aussi être discuté. Le geste est alors le même que celui de la chirurgie de la cataracte.

Comparatif des principales techniques de chirurgie réfractive (sources : SFO, AAO, CHU de Bordeaux, Quinze-Vingts)
TechniquePrincipeDéfauts concernésConfort et récupérationÀ Dumoncel Ophtalmologie
LASIKLaser excimer appliqué sous un fin volet de cornée, découpé au laser femtosecondeMyopie, hypermétropie, astigmatismeŒil peu ou pas douloureux. Vision utile en quelques heures à quelques joursPratiqué par le Dr Fabien Rouimi
PresbyLASIKLASIK dont le profil compense la perte de mise au point de prèsPresbytie, souvent associée à une hypermétropieComme un LASIK, avec un temps d'adaptation du cerveau plus longPratiqué par le Dr Fabien Rouimi
PKRLaser excimer appliqué à la surface de la cornée, après retrait de l'épithéliumMyopie, astigmatisme, hypermétropie selon les cas. Option quand la cornée est fineDouleur pendant 2 à 3 jours. Vision progressive dès la première semaine, stable en quelques semainesÀ discuter avec votre chirurgien lors du bilan
SMILEPetite lentille de tissu découpée dans la cornée au laser femtoseconde, puis retirée par une incision de petite tailleMyopie et astigmatismeŒil peu ou pas douloureux. Récupération rapideTechnique citée pour information
Implant phakeLentille souple placée dans l'œil, devant le cristallinSurtout les fortes myopies, quand le laser n'est pas possibleChirurgie à l'intérieur de l'œil. Surveillance régulière à vieTechnique citée pour information
Le Dr Salomé Egri et l'équipe chirurgicale en tenue de bloc, pendant une intervention
Au bloc opératoire

Qui peut se faire opérer, et quand vaut-il mieux s'abstenir ?

Tout le monde n'est pas un bon candidat. Ce n'est pas un échec : c'est le rôle du bilan de le dire. Un chirurgien qui vous déconseille l'opération vous protège.

Les conditions habituelles

  • Être adulte. L'Assurance maladie situe l'âge minimum vers 20 à 22 ans en général. L'AAO exige 18 ans révolus, et conseille plutôt d'attendre 21 ans, quand la vue a plus de chances d'avoir cessé d'évoluer.
  • Avoir une correction stable. L'AAO demande une correction qui n'a presque pas changé depuis un an. Les Hôpitaux universitaires de Genève parlent de deux ans. Selon les Quinze-Vingts, la myopie se stabilise en général entre 20 et 25 ans.
  • Avoir une cornée assez épaisse et régulière, et des yeux en bonne santé par ailleurs.
  • Avoir des attentes réalistes. L'objectif est de réduire votre dépendance aux lunettes, pas de garantir une vue parfaite à vie.

Les contre-indications

  • Le kératocône, même débutant ou simplement suspect. Cette maladie amincit et déforme la cornée. Le protocole national publié par la Haute Autorité de santé (HAS) en fait une contre-indication absolue au laser, à cause du risque d'ectasie (une déformation progressive de la cornée après l'opération).
  • Une cornée trop fine pour le défaut à corriger. Le LASIK est alors écarté. Une PKR ou un implant peuvent parfois être discutés.
  • Une correction qui évolue encore.
  • La grossesse et l'allaitement. Les hormones modifient l'épaisseur et la courbure de la cornée. L'AAO et les Hôpitaux universitaires de Genève recommandent d'attendre. C'est un report, pas un refus.
  • Une sécheresse oculaire sévère, que l'opération pourrait aggraver.
  • Une autre maladie de l'œil : cataracte, glaucome, maladie de la cornée. L'AAO cite aussi le diabète mal équilibré.

Comment se passe le bilan avant l'opération ?

C'est l'étape la plus importante. L'hôpital des Quinze-Vingts la définit ainsi : un ensemble d'examens dont le but est de dépister les yeux qui risqueraient d'être fragilisés par une intervention. Aucun de ces examens n'est douloureux. Comptez une à trois heures sur place selon les centres.

  1. La mesure précise de votre correction, souvent complétée par un examen après dilatation de la pupille. Votre vue reste alors trouble plusieurs heures : mieux vaut ne pas conduire pour rentrer.
  2. L'examen de l'œil au microscope (la lampe à fente), pour vérifier la cornée, le cristallin et la qualité des larmes.
  3. La topographie cornéenne : une carte en relief de votre cornée. C'est l'examen qui dépiste un kératocône débutant, invisible autrement. La HAS en fait le principal enjeu du bilan.
  4. La pachymétrie : la mesure de l'épaisseur de la cornée. Elle oriente le choix entre LASIK et PKR.
  5. Selon les cas, une mesure de la résistance de la cornée, une analyse fine des défauts optiques (l'aberrométrie) et une mesure de la taille de la pupille.
  6. Un échange sur votre vie quotidienne : métier, écrans, conduite de nuit, sports, loisirs. Pour la presbytie, c'est lui qui guide le compromis visuel.

À l'issue du bilan, trois réponses sont possibles : l'opération est envisageable, elle l'est avec une technique plutôt qu'une autre, ou elle est déconseillée. Dans ce dernier cas, les lunettes et les lentilles de contact, y compris sur mesure, restent d'excellentes solutions. Si l'opération est possible, vous recevez une fiche d'information, un formulaire de consentement et un devis. Vous disposez ensuite d'un délai de réflexion.

Comment se déroule l'intervention ?

La chirurgie réfractive au laser expliquée en vidéo2 min 57

Le Dr Salomé Egri et le Dr Fabien Rouimi présentent le principe du laser, le bilan avant l'opération, les techniques, le déroulé de l'intervention et ses suites.

L'intervention a lieu à l'hôpital Cochin (AP-HP), à Paris 14e, en ambulatoire : vous rentrez chez vous le jour même. Voici le déroulé habituel d'une opération au laser. Votre chirurgien vous précisera ce qui s'applique à vous, notamment si les deux yeux sont traités le même jour.

  1. L'accueil et la préparation. Venez sans maquillage et sans lentilles. Prévoyez une personne pour vous raccompagner : vous ne pourrez pas conduire en sortant.
  2. L'anesthésie. Quelques gouttes de collyre anesthésiant suffisent. Il n'y a ni piqûre ni anesthésie générale. Vous restez éveillé, et votre coopération est utile.
  3. L'installation. Vous êtes allongé. Un petit écarteur maintient vos paupières ouvertes : vous n'avez pas à vous retenir de cligner. On vous demande de fixer un point lumineux.
  4. Le laser. Il agit quelques secondes par œil. Un système de poursuite suit les micro-mouvements de l'œil pour garder le traitement centré. Pendant un LASIK, vous ressentez une pression et la vue se brouille un instant. Vous ne sentez pas de douleur.
  5. La fin du geste. Après un LASIK, le volet est remis en place. Après une PKR, une lentille pansement est souvent posée pour quelques jours.
  6. La sortie. Après un court temps de repos, vous repartez avec une ordonnance de collyres, des protections pour les yeux et la date de votre premier contrôle.

Selon l'Hôpital Fondation Rothschild, l'ensemble dure moins d'une heure sur place. Le geste lui-même est bien plus court.

Combien de temps faut-il pour récupérer ?

Tout dépend de la technique. Après un LASIK, le CHU de Bordeaux décrit une irritation de trois à cinq heures, puis un bon confort dès le lendemain. Après une PKR, la SFO prévient que les yeux sont douloureux environ deux à trois jours, le temps que la surface de la cornée se referme. Les repères ci-dessous sont ceux de centres hospitaliers. Ils varient d'un centre à l'autre : les consignes de votre chirurgien priment.

Calendrier indicatif de récupération après une chirurgie réfractive au laser (sources : SFO, CHU de Toulouse, CHU de Bordeaux, Quinze-Vingts, AAO)
MomentAprès un LASIKAprès une PKR
Les premières heuresIrritation, larmoiement et gêne à la lumière pendant 3 à 5 heures. Repos, yeux fermés.Début de la douleur quand l'anesthésie s'estompe. Antalgiques prescrits.
Le lendemainBon confort. Vision déjà proche du résultat. Conduite souvent possible après avis du chirurgien.Douleur, larmoiement, gêne à la lumière. Vision trouble.
Jours 2 à 5Reprise des activités ordinaires et du travail, souvent en 24 à 48 heures.La douleur cède en 2 à 3 jours. La surface de la cornée cicatrise en 3 à 5 jours. Retrait de la lentille pansement.
Première semaineCoques de protection la nuit. Collyres. Ne pas se frotter les yeux.La vision s'améliore progressivement. Reprise du travail et de la conduite vers une semaine.
10 à 15 joursReprise du sport et du maquillage, selon l'avis du chirurgien.Reprise du sport et du maquillage, selon l'avis du chirurgien. Lunettes de soleil dehors.
3 semaines à 1 moisSports de contact et natation : attendre 3 semaines à 1 mois.Vision stabilisée en 3 à 4 semaines, parfois davantage. Mêmes délais pour les sports de contact et la natation.
1 à 6 moisLa sécheresse et les halos s'estompent. Les contrôles se poursuivent.La sécheresse et les halos s'estompent. Les contrôles se poursuivent.

Un point pratique, souvent ignoré : la SFO rappelle que ces opérations n'ouvrent pas droit à un arrêt de travail. Organisez-vous en conséquence, surtout si une PKR est envisagée.

Une consigne vaut pour toute la vie : ne vous frottez pas les yeux. La SFO l'explique simplement. Après un laser, la cornée est plus fine, donc mécaniquement plus fragile. Et même si vous n'avez plus besoin de lunettes, vos yeux ont toujours besoin d'un suivi régulier en consultation.

Quels résultats attendre, et quels sont les risques ?

Les résultats : de bons chiffres, mais pas une garantie

Selon l'AAO, environ 9 personnes sur 10 opérées par LASIK obtiennent, sans lunettes ni lentilles, une vision comprise entre 20/40 et 20/20, soit entre 5/10 et 10/10. La proportion est du même ordre après une PKR : environ 9 sur 10 atteignent 5/10 ou mieux sans correction. Ce sont des moyennes. Elles dépendent du défaut de départ, et elles ne sont pas celles d'un chirurgien ou d'un cabinet en particulier.

La SFO le dit sans détour : le résultat recherché ne peut jamais être totalement garanti, car il dépend de la cicatrisation, propre à chacun. Une correction d'appoint par lunettes reste parfois utile, par exemple pour conduire la nuit. Enfin, l'opération ne bloque pas le temps. Une personne myope opérée à 30 ans deviendra presbyte après 45 ans, comme tout le monde, et aura alors besoin de lunettes pour lire.

Les effets fréquents, le plus souvent passagers

  • La sécheresse oculaire. Le CHU de Bordeaux la décrit comme quasiment systématique après un LASIK, car le laser sectionne de petits nerfs de la cornée. Les données réunies par l'AAO la retrouvent chez 60 à 70 % des patients dans les premières semaines. Elle dure de quelques semaines à quelques mois et se traite par des larmes artificielles. Si elle persiste, d'autres solutions existent, comme les bouchons lacrymaux.
  • Les halos et l'éblouissement la nuit. Dans une étude citée par l'AAO, jusqu'à 45 % des patients qui n'avaient aucun de ces symptômes avant l'opération en signalaient au moins un à trois mois : halos, éblouissement, images dédoublées. Leur intensité diminue avec le temps. Ils sont plus marqués quand la myopie corrigée est forte.
  • Une vision qui fluctue dans la journée, le temps de la cicatrisation.

La retouche

Il arrive que la correction obtenue soit un peu insuffisante ou un peu excessive. Si la gêne le justifie, et après un nouveau bilan complet, un second traitement au laser peut être proposé. Le CHU de Bordeaux estime qu'une retouche est nécessaire dans moins de 5 % des cas pour la myopie, et dans environ 10 % des cas pour l'hypermétropie, les forts astigmatismes et la presbytie.

Les complications rares

  • L'ectasie. C'est une déformation progressive de la cornée, qui ressemble à un kératocône. Sa fréquence exacte n'est pas connue : les études rapportées par l'AAO vont de 0,04 % à 0,6 % des LASIK. C'est la raison d'être de la topographie avant l'opération, et de la consigne de ne jamais se frotter les yeux ensuite.
  • L'infection. Elle est très rare mais grave : entre 0,02 % et 0,2 % environ selon les données de l'AAO. L'opération se fait en milieu stérile et des collyres antibiotiques sont prescrits pour la prévenir.
  • Un problème de volet pendant ou après un LASIK : découpe imparfaite, plis ou déplacement après un choc. Il peut conduire à interrompre l'intervention ou à replacer le volet.
  • Le « haze » après une PKR : un voile cicatriciel de la cornée, traité par collyres pendant plusieurs semaines.
  • Une baisse de la meilleure vision possible, même avec des lunettes. Dans les séries analysées par l'AAO, une perte de deux lignes ou plus sur l'échelle de lecture concernait 0,37 % des yeux.

La SFO précise que les complications sévères sont très rares. Elles peuvent cependant imposer une nouvelle intervention et, dans les cas les plus extrêmes, entraîner une perte importante de la vision. Vous devez le savoir avant de décider. C'est aussi pour cela que le bilan écarte les yeux à risque.

La chirurgie réfractive est-elle remboursée, et combien coûte-t-elle ?

L'Assurance maladie est explicite : la chirurgie réfractive n'est pas prise en charge. La SFO en donne la raison : elle concerne des yeux qui ne sont pas malades. Pour la même raison, elle ne donne pas droit à un arrêt de travail.

En revanche, certaines complémentaires santé (mutuelles) remboursent une partie des frais, souvent sous la forme d'un forfait par œil. Tout dépend de votre contrat. Le plus simple est de transmettre votre devis à votre mutuelle avant l'intervention : elle vous répondra par écrit.

Le coût varie selon la technique et le défaut à corriger. Nous ne publions donc pas de tarif général. À l'issue du bilan, un devis écrit et détaillé vous est remis. Vous pouvez le comparer et prendre le temps de réfléchir. Les informations générales sur le secteur d'exercice du cabinet figurent sur la page honoraires et remboursement.

Comment se passe votre parcours à Dumoncel Ophtalmologie, à Paris ?

Dumoncel Ophtalmologie est un cabinet d'ophtalmologie situé 28 rue Rémy Dumoncel, dans le 14e arrondissement de Paris. Deux chirurgiens y prennent en charge la chirurgie réfractive. Le Dr Salomé Egri est chirurgienne de la cataracte, de la cornée et de la chirurgie réfractive, et spécialiste des lentilles de contact. Le Dr Fabien Rouimi, ancien assistant de l'hôpital des Quinze-Vingts, pratique le LASIK et le presbyLASIK. Tous deux sont titulaires d'un diplôme interuniversitaire de chirurgie réfractive.

  1. Vous prenez rendez-vous pour un bilan de chirurgie réfractive, sur Doctolib ou par téléphone au 01 43 35 30 23. Précisez si vous portez des lentilles.
  2. Le bilan établit si vos yeux se prêtent à une opération, et avec quelle technique.
  3. Vous repartez avec une information écrite, un formulaire de consentement et un devis. Vous prenez le temps de réfléchir.
  4. L'intervention a lieu à l'hôpital Cochin (AP-HP), à Paris 14e, en ambulatoire.
  5. Le suivi comprend plusieurs contrôles dans les jours et les semaines qui suivent. La SFO insiste : ces rendez-vous sont importants, ne les manquez pas.

Avoir au même endroit des chirurgiens et une activité de lentilles sur mesure a un intérêt concret. Si le laser n'est pas la bonne réponse pour vos yeux, une autre solution peut vous être proposée, sans vous pousser vers une opération. Pour toute question, ou pour prendre rendez-vous, le cabinet est ouvert du lundi au samedi.

Vos questions

Que souhaitez-vous savoir ?

L'opération des yeux au laser est-elle douloureuse ?

Non, le geste lui-même n'est pas douloureux : des gouttes anesthésiantes insensibilisent l'œil. Vous pouvez ressentir une pression pendant quelques secondes. Après un LASIK, l'œil pique et larmoie pendant quelques heures. Après une PKR, la SFO indique que les yeux sont douloureux environ deux à trois jours. Des antalgiques sont prescrits.

La chirurgie réfractive est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?

Non. L'Assurance maladie ne prend pas en charge la chirurgie réfractive, quelle que soit la technique. Certaines mutuelles en remboursent une partie, selon le contrat souscrit. Un devis vous est remis après le bilan : transmettez-le à votre complémentaire santé pour connaître votre reste à charge.

Peut-on corriger la presbytie par une opération ?

Oui, mais il s'agit toujours d'un compromis. Aucune opération ne rend au cristallin sa souplesse. La chirurgie compense la presbytie, soit en réglant un œil pour la vision de loin et l'autre pour la vision de près, soit en modifiant le profil de la cornée (presbyLASIK). Le bilan vérifie que vous tolérez ce compromis.

Le résultat d'une chirurgie réfractive est-il définitif ?

Non, pas au sens d'une garantie à vie. La correction apportée à la cornée est durable, mais l'œil continue de vieillir. La presbytie apparaît après 45 ans, même chez une personne opérée, puis la cataracte bien plus tard. Une retouche est parfois nécessaire : moins de 5 % des cas pour la myopie selon le CHU de Bordeaux.

Peut-on se faire opérer pendant une grossesse ?

Non. La grossesse et l'allaitement modifient temporairement la cornée et la correction, ce qui fausserait les mesures et le résultat. L'Académie américaine d'ophtalmologie déconseille le LASIK pendant ces périodes. Le projet est simplement reporté. Votre chirurgien vous indiquera quand refaire le bilan.

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Sources médicales

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation. Seul un examen permet de poser un diagnostic et de proposer un traitement adapté à votre situation.

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