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DumoncelOphtalmologie

Cataracte

Chirurgie de la cataracte à Paris

La chirurgie de la cataracte consiste à retirer le cristallin devenu opaque (la lentille naturelle de l'œil) et à le remplacer par un implant transparent. L'opération se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, en ambulatoire, et dure habituellement 15 à 30 minutes. C'est aujourd'hui le seul traitement de la cataracte.

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Paris 14e
Sculpture de verre optique et reflets ambrés, création IA.

Mis à jour le · Relecture médicale : Dr Salomé Egri et Dr Fabien Rouimi

L'essentiel

  • Il n'existe ni collyre ni médicament qui guérisse la cataracte : l'opération est le seul traitement (SFO, Assurance Maladie).
  • On opère quand la gêne visuelle pèse sur votre vie quotidienne malgré des lunettes adaptées. La HAS ne fixe aucun seuil d'acuité visuelle, et il n'existe pas d'âge limite.
  • L'intervention dure habituellement 15 à 30 minutes, sous anesthésie locale par gouttes le plus souvent. Vous rentrez chez vous le jour même, accompagné.
  • La vision s'améliore en quelques heures à quelques jours. Les gouttes durent environ 4 semaines et les lunettes définitives sont prescrites vers 1 mois.
  • Les complications graves sont exceptionnelles mais existent : infection dans moins d'un cas sur 3 000, rupture de la capsule dans moins de 5 % des cas (SFO).
  • Une « cataracte secondaire » touche environ un patient sur trois dans les années qui suivent. Elle se traite par une courte séance de laser YAG, sans nouvelle opération.

Quand faut-il se faire opérer de la cataracte ?

La cataracte est l'opacification progressive du cristallin (la lentille transparente située derrière l'iris, qui fait la mise au point comme l'objectif d'un appareil photo). La vue se voile, les couleurs ternissent, les phares éblouissent. Selon l'Inserm, elle concerne environ une personne sur cinq après 65 ans et près de deux personnes sur trois après 85 ans.

Aucun collyre, aucun médicament et aucune paire de lunettes ne rend sa transparence au cristallin. La Société Française d'Ophtalmologie (SFO) le rappelle dans sa fiche d'information : la chirurgie est le seul moyen d'améliorer la vision. C'est aussi l'une des interventions les plus pratiquées : l'Assurance Maladie en a recensé 1 076 216 en France en 2023, pour un âge moyen de 73,4 ans.

La question n'est donc pas « faut-il opérer ? » mais « quand ? ». La Haute Autorité de Santé (HAS) retient trois situations :

  • Votre vue vous gêne au quotidien (lire, conduire, reconnaître les visages, travailler) et des lunettes adaptées ne suffisent plus. C'est de loin le cas le plus fréquent.
  • La cataracte empêche d'examiner le fond de votre œil, alors que votre ophtalmologue doit surveiller ou traiter une autre maladie, par exemple une atteinte de la rétine liée au diabète.
  • La cataracte risque de provoquer une complication, comme une forme de glaucome aigu (une montée brutale de la pression dans l'œil) due à un cristallin devenu trop volumineux.

Point important : la HAS a supprimé tout seuil d'acuité visuelle. On ne vous opère pas « à partir de tant de dixièmes ». Ce qui compte, c'est votre gêne réelle : éblouissement, perte des contrastes, couleurs délavées, vision double d'un œil. Certaines personnes lisent encore bien les lettres du tableau mais ne peuvent plus conduire de nuit. D'autres ont une cataracte visible à l'examen mais ne ressentent aucune gêne : elles n'ont pas besoin d'être opérées tout de suite.

Existe-t-il un âge limite pour l'opération de la cataracte ?

Non. Aucune recommandation ne fixe d'âge maximal. L'âge ne figure pas parmi les contre-indications retenues par la HAS, et l'Hôpital national des Quinze-Vingts l'écrit clairement : il n'y a pas de limite d'âge pour cette chirurgie. Ce qui compte, c'est votre état de santé général, votre gêne et le bénéfice que vous pouvez en attendre.

Les données vont dans le même sens. Une étude du Royal College of Ophthalmologists britannique a suivi 25 856 opérations chez des patients de 90 ans et plus : la vision s'est améliorée pour 85 % des yeux opérés. Les auteurs notent un risque de complication un peu plus élevé qu'aux âges plus jeunes, et concluent que le grand âge ne doit pas, à lui seul, faire renoncer à l'opération. À l'inverse, il n'y a pas non plus d'âge minimal : une cataracte peut se former plus tôt, après un choc, un traitement prolongé par corticoïdes ou en cas de diabète.

Dans quels cas vaut-il mieux ne pas opérer ?

La HAS décrit quatre situations où l'opération n'est pas indiquée :

  • vos lunettes ou vos aides visuelles vous donnent encore satisfaction ;
  • une maladie générale ou une autre maladie de l'œil rend l'intervention déraisonnablement risquée ;
  • les soins et le suivi après l'opération ne peuvent pas être assurés (gouttes, visites de contrôle) ;
  • vous n'avez pas donné votre accord. C'est toujours vous qui décidez.

Une autre maladie de l'œil (glaucome, DMLA, atteinte de la cornée) n'interdit pas l'opération. Elle peut en revanche limiter la récupération visuelle. Votre chirurgien vous le dira avant, pour que vos attentes soient justes.

En quoi consiste l'opération de la cataracte ?

La technique de référence s'appelle la phacoémulsification (le cristallin est fragmenté par des ultrasons, puis aspiré). Le mot est compliqué, le principe est simple. Imaginez le cristallin comme un grain de raisin : une peau fine et transparente, appelée capsule ou « sac », et un contenu. Le chirurgien retire le contenu devenu opaque et garde la peau. Elle servira de support à l'implant.

  1. Une micro-incision. Le chirurgien ouvre la cornée (le hublot transparent à l'avant de l'œil) sur environ 2 millimètres, selon l'Inserm. Il travaille sous microscope.
  2. L'ouverture du sac. Une petite fenêtre ronde est découpée à l'avant de la capsule pour accéder au cristallin.
  3. La fragmentation. Une sonde très fine émet des ultrasons. Elle réduit le cristallin en petits fragments et les aspire au fur et à mesure.
  4. La pose de l'implant. Le cristallin artificiel est souple. Il est injecté plié par la même incision, puis se déplie dans le sac, où il reste en place à vie.
  5. La fermeture. L'incision est le plus souvent étanche d'elle-même, sans point de suture. Un antibiotique est habituellement injecté dans l'œil en fin d'intervention pour prévenir l'infection (SFO).

Certains chirurgiens s'aident d'un laser dit femtoseconde pour réaliser les premières étapes. Selon l'Inserm, ce laser ne remplace pas tous les temps de l'opération, l'allonge, et n'a pas montré de bénéfice pour le patient par rapport à la technique classique. Dans tous les cas, contrairement à une idée répandue, la cataracte ne « s'opère pas au laser » : ce sont bien les ultrasons qui retirent le cristallin.

Des gestes précis réalisés sous microscope, au bloc opératoire, sur un champ stérile.

Comment se déroule la chirurgie de la cataracte, étape par étape ?

L'opération de la cataracte expliquée en vidéo3 min 39

Le Dr Salomé Egri et le Dr Fabien Rouimi présentent le bilan avant l'opération, les types d'implants, l'anesthésie et les suites de l'intervention.

Avant l'intervention : le bilan et la préparation

Tout commence par une consultation avec votre chirurgien. Il examine vos yeux, confirme que la cataracte explique bien votre gêne et vérifie l'état de la rétine, de la cornée et de la pression de l'œil. Il vous explique l'opération, ses bénéfices attendus et ses risques, et vous remet la fiche d'information de la SFO. Vous disposez d'un délai de réflexion avant de donner votre accord.

  • La mesure de l'œil (biométrie). Un appareil mesure sans contact la longueur de votre œil et la courbure de votre cornée. Ces mesures servent à calculer la puissance de l'implant. L'examen est indolore.
  • Le choix de l'implant. Il dépend de vos yeux et de vos habitudes : conduite, lecture, écrans, bricolage. C'est le moment de dire ce qui compte pour vous.
  • La consultation d'anesthésie. Elle est obligatoire avant l'opération, rappelle l'Assurance Maladie. Un bilan sanguin n'est pas systématique.
  • Vos médicaments. Signalez tous vos traitements, en particulier les anticoagulants et les médicaments de la prostate (alpha-bloquants comme la tamsulosine). Ces derniers modifient le comportement de l'iris pendant l'opération : le chirurgien doit le savoir pour s'y préparer. N'arrêtez aucun traitement sans avis médical.
  • Le tabac. Arrêter de fumer avant l'intervention diminue le risque de complications (Assurance Maladie).

Si vous avez déjà eu une chirurgie de la vue au laser (LASIK, PKR), dites-le : le calcul de l'implant est alors moins précis et demande des formules particulières. Si vous portez des lentilles de contact, votre chirurgien pourra vous demander de les retirer quelque temps avant les mesures.

Le jour de l'opération : que se passe-t-il ?

L'opération a lieu à l'hôpital Cochin (AP-HP), à Paris 14e, en ambulatoire : vous arrivez et repartez le jour même. Les consignes précises (heure d'arrivée, jeûne éventuel, douche, collyres à mettre avant) vous sont remises à l'avance. Venez sans maquillage et sans lentilles.

  1. L'accueil et la préparation. C'est l'étape la plus longue, note l'Assurance Maladie. Des gouttes dilatent votre pupille, d'autres endorment l'œil. Un médicament relaxant peut vous être proposé.
  2. L'installation au bloc. Vous êtes allongé sur le dos. La peau autour de l'œil est désinfectée, puis un champ stérile est posé sur votre visage. Un petit écarteur maintient vos paupières ouvertes : vous n'avez pas à vous retenir de cligner.
  3. Le geste. Vous fixez la lumière du microscope. Vous percevez des lumières et des couleurs, pas les instruments. Vous pouvez sentir de l'eau couler ou une légère pression, sans douleur. Si quelque chose vous gêne, vous pouvez parler au chirurgien.
  4. Le repos. Vous passez un moment en salle de repos, avec une collation. Une coque transparente protège l'œil.
  5. La sortie. Vous repartez avec votre ordonnance de collyres, vos consignes et la date du contrôle. Vous devez être accompagné, et vous ne conduisez pas.

Combien de temps dure l'opération de la cataracte ?

L'opération elle-même dure habituellement de 15 à 30 minutes, selon l'Assurance Maladie. L'Inserm parle d'environ un quart d'heure pour le geste. La durée varie selon la dureté de la cataracte et la dilatation de la pupille. Avec l'accueil, la préparation et le repos, prévoyez quelques heures sur place, le plus souvent une demi-journée. Votre chirurgien vous précisera l'organisation de la clinique.

Quelle anesthésie pour une opération de la cataracte ?

Dans la grande majorité des cas, une anesthésie locale suffit. La HAS recommande en première intention l'anesthésie topique (par gouttes ou gel posés sur l'œil), complétée si besoin par une petite dose d'anesthésique dans l'œil, avec ou sans sédation légère. Vous restez éveillé, détendu, et vous ne sentez pas la douleur.

  • Anesthésie par injection près de l'œil : elle endort aussi les mouvements de l'œil. La HAS la réserve aux interventions plus longues ou aux cataractes compliquées.
  • Anesthésie générale : elle est rare. Elle concerne surtout les enfants, les adultes jeunes et les personnes qui ne peuvent pas rester immobiles ou coopérer, par exemple en cas de maladie neurodégénérative.

Le choix se fait entre l'anesthésiste et le chirurgien, en tenant compte de vos souhaits. Si vous êtes anxieux ou claustrophobe, dites-le en consultation : des solutions existent.

Opère-t-on les deux yeux le même jour ?

En règle générale, non. Un œil est opéré d'abord, puis le second quelques semaines plus tard, indique l'Assurance Maladie. Ce délai permet de vérifier que le premier œil récupère bien et, si besoin, d'ajuster le calcul de l'implant pour le second. Entre les deux, la différence entre vos deux yeux peut être inconfortable : c'est normal et temporaire. Votre chirurgien vous précisera le délai qu'il retient pour vous.

Le Dr Fabien Rouimi au microscope opératoire, en tenue de bloc
Au bloc opératoire

Quel implant choisir pour remplacer le cristallin ?

L'implant est un cristallin artificiel, souple et transparent, qui reste dans l'œil à vie. On ne le sent pas et on ne le voit pas. Il est conçu pour durer toute la vie. Sa puissance est calculée pour votre œil : l'opération peut donc corriger, au passage, une myopie ou une hypermétropie ancienne.

  • L'implant monofocal donne une vision nette à une seule distance, le plus souvent de loin. Des lunettes restent nécessaires pour lire.
  • L'implant torique corrige en plus tout ou partie de l'astigmatisme.
  • L'implant multifocal vise à voir de loin et de près avec moins de lunettes. Il ne convient pas à tous les yeux et peut donner des halos autour des lumières la nuit.

Aucun implant n'est « le meilleur » dans l'absolu. La SFO le précise : le choix repose sur vos besoins et vos habitudes, dans la limite des caractéristiques de vos yeux. Pour comparer les familles d'implants, leurs limites et leur coût, consultez notre page dédiée aux implants de cataracte.

Combien de temps faut-il pour récupérer après l'opération ?

Les suites sont indolores dans la grande majorité des cas, selon la SFO. La vision s'améliore dans les heures ou les jours qui suivent. Le premier jour, elle est souvent trouble : la pupille est encore dilatée et l'œil se remet du geste. Des picotements, une sensation de grain de sable, un larmoiement ou quelques corps flottants sont fréquents au début et passent en général d'eux-mêmes.

Calendrier indicatif de récupération après une chirurgie de la cataracte (sources : Assurance Maladie, SFO, NHS, AAO). Votre chirurgien l'adapte à votre cas.
MomentCe que vous ressentezCe que vous pouvez faireSoins et précautions
Jour de l'opérationVision trouble, œil un peu sensible, éblouissement.Rentrer accompagné, vous reposer, regarder la télévision si vous le souhaitez.Ne pas conduire. Commencer les collyres selon l'ordonnance. Coque sur l'œil pour dormir.
Lendemain et premiers joursLa vue s'éclaircit. Picotements ou sensation de grain de sable possibles.Reprendre la vie courante : marcher, lire, cuisiner, utiliser un écran.Contrôle précoce, souvent dès le lendemain. Ne pas frotter l'œil. Éviter l'eau et le savon dans l'œil.
Première semaineVision de plus en plus nette, parfois encore variable dans la journée.Travail de bureau : environ 3 jours d'arrêt sont habituellement suffisants.Pas de maquillage des yeux. Coque la nuit. Collyres antibiotiques et anti-inflammatoires.
2 à 4 semainesVision stable pour la plupart des activités.Reprise d'un travail physique vers 2 semaines. Conduite dès que la vue est jugée suffisante par votre ophtalmologue.Éviter la natation et les efforts intenses pendant 3 à 4 semaines. Collyres pendant environ 4 semaines.
Vers 1 moisŒil cicatrisé : la guérison complète demande 4 à 6 semaines.Reprise de toutes les activités, sport et piscine compris, avec l'accord du chirurgien.Contrôle de la vue et prescription des lunettes définitives si nécessaire.

Ces délais sont des repères issus des sources citées, pas des règles fixes. Coque, collyres, lunettes provisoires, vision floue, conduite, sport : toutes les questions pratiques sont traitées dans notre guide après l'opération de la cataracte.

Quels sont les risques de l'opération de la cataracte ?

L'opération de la cataracte est très standardisée et ses résultats sont bons : selon l'Inserm, plus de 90 % des personnes opérées retrouvent une très bonne vision fonctionnelle en quelques jours. Mais il n'existe pas de chirurgie sans risque, et aucun chirurgien ne peut garantir le résultat. Voici ce que disent les sources, sans minimiser ni dramatiser.

Les incidents possibles pendant l'opération

Le principal est la rupture de la capsule (le sac qui doit recevoir l'implant se déchire). La SFO l'estime à moins de 5 % des cas. Le registre national britannique, qui porte sur 961 208 opérations entre 2016 et 2022, la mesure à environ 1 %. Elle peut allonger l'intervention, conduire à placer l'implant autrement, et parfois nécessiter un geste complémentaire ou une seconde opération. Elle augmente aussi le risque des complications décrites ci-dessous.

Les complications graves, exceptionnelles

  • L'infection de l'œil (endophtalmie) : moins d'un cas sur 3 000 selon la SFO ; entre 0,03 % et 0,15 % dans la littérature internationale, d'après l'Académie américaine d'ophtalmologie (AAO). C'est une urgence, d'où l'importance des signes d'alerte cités plus haut.
  • Le décollement de la rétine : rare. Il peut survenir des semaines ou des mois après l'opération. Les personnes très myopes y sont plus exposées.
  • L'œdème maculaire (un gonflement du centre de la rétine qui brouille la vision) : environ 1 à 2 % des opérations selon l'AAO. Il se traite le plus souvent par des collyres.
  • L'œdème persistant de la cornée, le déplacement de l'implant, et, de façon rarissime, une hémorragie grave à l'intérieur de l'œil pendant l'opération.

Ces complications peuvent demander une nouvelle intervention. Dans les cas les plus extrêmes, elles peuvent aboutir à une perte de la vision, voire de l'œil. La SFO l'écrit noir sur blanc dans la fiche que vous signez, et il est normal que vous le sachiez avant de décider.

Les effets indésirables plus fréquents et moins sévères

  • une sécheresse oculaire passagère : gêne, picotements, brûlures, larmoiement ;
  • une hémorragie sur le blanc de l'œil, impressionnante mais sans gravité ;
  • une sensibilité accrue à la lumière, des corps flottants plus visibles qu'avant ;
  • une inflammation ou une hausse temporaire de la pression de l'œil ;
  • une légère chute de la paupière supérieure ;
  • un petit défaut optique restant, qui impose des lunettes ou, rarement, une retouche.

Ce que l'opération ne peut pas faire

Elle ne garantit pas de vivre sans lunettes : la cicatrisation peut déplacer très légèrement l'implant et laisser une petite correction. Elle ne soigne pas non plus les autres maladies de l'œil. Si vous avez une DMLA, un glaucome ou une maladie de la cornée comme la dystrophie de Fuchs, la vue s'éclaircit mais la récupération peut rester limitée.

La cataracte peut-elle revenir ? Cataracte secondaire et laser YAG

Non : le cristallin a été retiré, la cataracte ne peut donc pas « repousser ». En revanche, le sac qui contient l'implant peut perdre sa transparence avec le temps. On parle d'opacification capsulaire, ou de « cataracte secondaire ». Selon la SFO, elle concerne environ un tiers des patients dans les années qui suivent. L'AAO avance une fourchette de 20 à 50 % dans les 2 à 5 ans.

Les signes ressemblent à ceux de la première cataracte : la vue se voile à nouveau, progressivement, et l'éblouissement revient, des mois ou des années après une opération réussie. Ce n'est ni un échec de l'opération ni un défaut de l'implant.

Le traitement est une capsulotomie au laser YAG (le laser ouvre une petite fenêtre dans le sac, derrière l'implant, pour laisser de nouveau passer la lumière). Il ne s'agit pas d'une nouvelle opération :

  • la séance se fait en consultation, assis devant un appareil proche de celui de l'examen habituel ;
  • l'œil est endormi par des gouttes et le geste dure environ 5 minutes (AAO) ;
  • vous reprenez vos activités aussitôt, et la vision s'améliore en général en 48 heures environ ;
  • un collyre peut être prescrit pendant quelques jours ;
  • le traitement ne se fait en principe qu'une seule fois par œil.

Les complications sont peu fréquentes : hausse passagère de la pression de l'œil, inflammation, corps flottants et, rarement, décollement de la rétine. Les mêmes signes d'alerte s'appliquent donc : éclairs, points noirs soudains, voile sombre. La capsulotomie au laser YAG fait partie des actes réalisés par le Dr Salomé Egri.

L'opération de la cataracte est-elle remboursée ?

Oui. La chirurgie de la cataracte est un acte médical pris en charge par l'Assurance Maladie, quel que soit votre âge. Comme pour toute intervention dont le tarif dépasse 120 €, les frais sont couverts à 100 % du tarif de base de la Sécurité sociale. Il reste à votre charge une participation forfaitaire de 24 €, que la plupart des complémentaires santé remboursent (ameli.fr).

Deux postes peuvent en revanche s'ajouter :

  • Les compléments d'honoraires. Dumoncel Ophtalmologie est un cabinet de secteur 2 : les honoraires du chirurgien, et parfois ceux de l'anesthésiste, peuvent dépasser le tarif de base. La part qui dépasse n'est pas remboursée par l'Assurance Maladie. Votre mutuelle peut la couvrir en partie ou en totalité, selon votre contrat.
  • Le supplément pour certains implants. L'Assurance Maladie le précise : les implants toriques et multifocaux coûtent plus cher que les implants monofocaux. La différence peut rester à votre charge ou être prise en partie par votre mutuelle.

Vous recevez un devis écrit avant l'intervention. Transmettez-le à votre mutuelle pour connaître votre reste à charge exact avant de vous décider. Nous n'affichons pas de prix ici, car ils dépendent de votre situation et de l'implant retenu. Le détail figure sur la page honoraires et remboursement.

Chirurgie de la cataracte à Paris : comment se passe la prise en charge chez Dumoncel Ophtalmologie ?

Dumoncel Ophtalmologie est un cabinet d'ophtalmologie situé 28 rue Rémy Dumoncel, dans le 14e arrondissement de Paris. Deux chirurgiens du cabinet opèrent la cataracte.

Si une opération est retenue : bilan et décision avant, remplacement du cristallin pendant l'intervention, puis prescriptions et contrôles.

Le parcours de la cataracte

Trois temps d'organisation générale, sans calendrier standard ni résultat promis.

L'intervention n'est pas automatique. Les prescriptions, les délais et la reprise des activités sont individualisés.

Voir le schéma en grand (fichier SVG, nouvel onglet)

Références : NHS : Cataract surgery · SFO : fiche 1A, opération de la cataracte (janvier 2026) · Assurance Maladie : traitement de la cataracte.

  • Le Dr Salomé Egri est ancienne chef de clinique à l'hôpital Cochin (AP-HP) et ancienne interne des Quinze-Vingts et de la Fondation Rothschild. Elle est titulaire du diplôme inter-universitaire de chirurgie réfractive et de la cataracte. Elle pratique aussi la greffe de cornée et les lasers, dont la capsulotomie YAG.
  • Le Dr Fabien Rouimi est ancien assistant spécialiste puis praticien attaché au Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingts. Il est titulaire du diplôme inter-universitaire de chirurgie réfractive et de phacoémulsification, et membre de la Société Française d'Ophtalmologie.

Votre parcours suit le plus souvent ces étapes :

  1. La consultation au cabinet. Un examen complet de vos yeux confirme la cataracte et recherche une autre cause à votre gêne. Comme le dit le Dr Egri, l'équipe réalise « un examen ophtalmologique clinique complet » et prend « le temps nécessaire pour le confort du patient ». Si l'opération n'est pas encore utile, on vous le dit, et une simple surveillance est mise en place.
  2. Le bilan avant l'opération. Mesures de l'œil, choix de l'implant avec vous, remise de la fiche d'information et du devis, consultation d'anesthésie.
  3. L'intervention. Elle a lieu à l'hôpital Cochin (AP-HP), à Paris 14e, en ambulatoire, et elle est réalisée par le chirurgien que vous avez rencontré en consultation.
  4. Le suivi. Les contrôles après l'opération et la prescription des lunettes se font au cabinet, avec le même médecin.

Le cabinet est ouvert du lundi au samedi. Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne sur Doctolib ou par téléphone au 01 43 35 30 23. Si vous venez sur le conseil de votre médecin traitant ou de votre ophtalmologue habituel, apportez son courrier, vos dernières ordonnances de lunettes et la liste de vos médicaments. Toutes les informations d'accès figurent sur la page contact, et le déroulé d'un premier rendez-vous sur la page consultation d'ophtalmologie.

Vos questions

Que souhaitez-vous savoir ?

L'opération de la cataracte est-elle douloureuse ?

Non. L'œil est endormi par des gouttes ou un gel anesthésiant, parfois complétés par une sédation légère. Vous pouvez sentir une pression ou de l'eau qui coule, sans douleur. Les suites sont elles aussi indolores dans la grande majorité des cas, selon la SFO : une gêne ou des picotements sont possibles les premiers jours.

Y a-t-il un âge limite pour se faire opérer de la cataracte ?

Non. Aucune recommandation ne fixe d'âge maximal, et l'âge ne fait pas partie des contre-indications retenues par la HAS. La décision repose sur votre gêne, votre état de santé général et le bénéfice attendu. Une étude britannique portant sur plus de 25 000 opérations après 90 ans montre une vision améliorée pour 85 % des yeux opérés.

Faut-il attendre que la cataracte soit « mûre » pour opérer ?

Non. Cette idée date des anciennes techniques. Aujourd'hui, on opère dès que la gêne retentit sur votre vie quotidienne et que les lunettes ne suffisent plus. La HAS ne fixe aucun seuil d'acuité visuelle. Attendre trop longtemps peut même rendre le cristallin plus dur et le geste plus délicat.

Pourrai-je me passer de lunettes après l'opération ?

Non, pas forcément. Avec un implant monofocal, des lunettes restent le plus souvent nécessaires pour lire. Certains implants réduisent la dépendance aux lunettes, sans garantie : la SFO rappelle qu'il n'est pas possible de garantir la correction de tous les défauts de vision. Le sujet est détaillé sur notre page consacrée aux [implants de cataracte](/traitements/chirurgie-de-la-cataracte-paris/implants).

Peut-on conduire après une opération de la cataracte ?

Oui, mais pas tout de suite. Vous ne conduisez pas le jour de l'opération : il faut rentrer accompagné. Ensuite, l'Assurance Maladie déconseille la conduite tant que votre vue n'est pas satisfaisante. Le délai varie d'une personne à l'autre : votre ophtalmologue vous donne son feu vert lors d'un contrôle. Tous les délais de reprise sont dans notre guide [après l'opération](/traitements/chirurgie-de-la-cataracte-paris/apres-l-operation).

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Sources médicales

Ces informations générales ne remplacent pas une consultation. Seul un examen permet de poser un diagnostic et de proposer un traitement adapté à votre situation.

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